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AZF - LES ANCIENS SALARIES

EN QUÊTE DE VERITE

 

L’Association « Azf Mémoire et Solidarité »  regroupe toujours, seize ans après sa création, plusieurs centaines de salariés. Créée quelques mois après l’explosion du 21 septembre 2001, alors que la décision de fermeture de l’usine venait d’être prise, elle avait pour vocation de préserver les liens qui s’étaient noués entre salariés tout au long de leur activité professionnelle et renforcés par le fort élan de solidarité manifesté au lendemain de la catastrophe.
Dans ses statuts, la première mission de l’Association a également été clairement affichée. Il s’agissait de tout mettre en œuvre pour contribuer à établir la vérité concernant les origines de la dramatique explosion de 2001. Les salariés se sont attachés à  étudier toutes les hypothèses sérieuses proposées, tant publiques que privées, en commençant par l’hypothèse judiciaire. Ils se sont imposé la plus grande objectivité possible, en résistant aux pressions de toutes sortes, politique, idéologique, judiciaire, médiatique qui sont venues polluer l’enquête. Ils ont eux-mêmes apporté leur contribution en lançant, au début de l’année 2004, un appel à témoignages qui est venu enrichir le dossier. Pendant plusieurs années ils ont ainsi rencontré des témoins, consulté de nombreux spécialistes, écouté tous ceux qui, toujours d’une façon désintéressée, s’étaient fixé le même objectif de vérité.
Alors que l’action en justice était lancée, pour avoir accès au dossier d’instruction et aux informations qu’il contenait, l’Association a décidé de se porter partie civile dés 2003. Cette décision lui a permis d’obtenir des informations qui lui seraient restées inaccessibles et de prendre sa place dans la démarche judiciaire qui était engagée. C’est, animée de cette seule préoccupation, citant des témoins, demandant des compléments d’information, que l’Association a participé aux trois procès qui se sont déroulés au cours des dix dernières années.
Aujourd’hui, alors qu’elle s’est pourvue en cassation à l’encontre de la décision prise par la Cour d’Appel de Paris à l’issue d’un troisième procès en 2017, l’Association tient à rappeler un certain nombre de points. Sa seule motivation a été et demeure la recherche de la vérité quelle qu’elle soit. Sa démarche a été d’étudier toutes les hypothèses plausibles, d’explorer toutes les pistes. Aujourd’hui, elle a des observations à faire sur la façon dont l’enquête a parfois été menée. Ainsi, on peut imaginer que la police toulousaine, malgré la bonne volonté de certains de ses membres, ait  été fortement influencée par le pouvoir politique pour lequel l’hypothèse terroriste présentait de nombreux inconforts. Cette dernière a donc été rapidement mise de côté. Par ailleurs, on peut avoir le sentiment que les investigations ont été freinées sur l’usine voisine de la SNPE. Les experts judiciaires ont, en dépit des enregistrements et de l’expertise du BEA,  également ignoré la présence des aéronefs, probablement militaires, de même que les phénomènes précurseurs en occultant ou même en détournant les nombreux témoignages validés. L’instruction a enfin repoussé, sans explication argumentée, de nombreuses demandes de compléments d’enquête justifiées. Elle a été suivie en cela par les tribunaux successifs.

Le Tribunal de Grande Instance de Toulouse a, faute de preuve, relaxé logiquement les prévenus, la Société Grande Paroisse et le directeur de l’usine, sans pour autant que l’enquête soit relancée... Sur le même dossier, bien qu’enrichi par des contre preuves établies par des parties civiles et la défense, les Cours d’Appel de Toulouse et Paris ont condamné sans pour autant établir de lien direct entre les infractions retenues et l’objet du délit. Ainsi, au fil des multiples événements judiciaires de ces 17 années, l’exercice du droit a progressivement pris le pas sur la recherche de la vérité qui seule aurait permis d’établir ensuite un jugement solide et irréfutable.

 

L’HYPOTHESE JUDICIAIRE


Dans les premiers jours suivant la catastrophe, le Procureur de la République, dans les médias, a évoqué une « origine de la catastrophe à rechercher dans le sous-sol, où pouvait se trouver un produit enterré depuis de nombreuses années, qui a évolué progressivement vers un état explosif et entraîné la détonation du dépôt en surface... ». Pourquoi cette piste que l’on ne peut imaginer évoquée sans raison a-t-elle été aussi rapidement abandonnée ?
Tous les enquêteurs ont fort logiquement recherché tout d’abord quel était le contenu du dépôt 221, lieu de l’explosion, et les derniers apports. Parmi eux, le 21 septembre au matin, une benne contenant quelques centaines de kilogrammes d’un produit en provenance du dépôt des emballages vides. De quel produit s’agissait-il ? Pour les experts judiciaires, s’appuyant sur la présence dans ce dépôt d’un emballage vide relevé seulement une semaine après la catastrophe et dont le contenu initial a été parfaitement tracé, il pouvait s’agir d’un produit chloré (Dichloroisocyanurate de sodium, ou DCCNa) un produit incompatible avec le nitrate d’ammonium.
Cette hypothèse du DCCNa est devenue l’axe vertébral de l’expertise judiciaire qui a alors écarté systématiquement tous les éléments factuels du dossier qui ne s’accordaient pas avec elle.
Or, cette hypothèse n’a jamais été validée. L’analyse des multiples échantillons prélevés dans le bâtiment d’où est venue la dernière benne n’a révélé aucune trace du produit mis en cause. De même une tentative de reconstitution de l’opération de transfert a apporté la preuve qu’il était impossible de la réaliser. Enfin, une reconstitution de la dernière benne, selon le protocole défini par les experts judiciaires eux-mêmes, a démontré que le mélange des deux produits, réactif dès les premières heures, n’aurait jamais pu passer inaperçu aux opérateurs situés à proximité du fait d’un insupportable dégagement d’odeur chlorée ainsi que de fumées particulièrement visibles et abondantes.
Pourtant, passant outre ces constats pris en compte dans le dossier d’instruction, les experts judiciaires ont entrepris, à grands renforts d’essais, de montrer que les deux produits pouvaient réagir violemment dans des conditions particulières,  transformant ainsi leur hypothèse en conclusion, ce qui n’aurait pas dû échapper aux  différentes juridictions qui se sont succédé.
Un laboratoire du CNRS a pensé apporter sa pierre à l’hypothèse judiciaire en faisant une étude de la cinétique de la réaction, étude universitaire académique, digne d’intérêt au strict plan scientifique, mais n’apportant aucun élément à la problématique du dossier, à savoir la présence de DCCNa dans la dernière benne.
Cette piste, bien qu’ayant été retenue comme vraisemblable par les autorités judiciaires, peut donc être raisonnablement et définitivement écartée, un véritable spécialiste des ammonitrates ayant même déclaré que « la probabilité d’une telle hypothèse n’est pas minime, elle est nulle ! »

 

QUELQUES PISTES EVOQUEES ET IGNOREES


Le signal sismique enregistré le 21 septembre 2001 correspond à une magnitude de 3,3 / 3,4 sur l’échelle de Richter.  En mars 2002 l’Observatoire de Midi-Pyrénées indiquait dans son rapport à l’Académie des Sciences, tout en émettant des réserves, que les meilleurs résultats de simulation, obtenus à partir du modèle sismique local, correspondaient à une profondeur du foyer sismique de 7 mètres pour une étude entre 0 et 10 m. Les essais de reconstitution sismique réalisés en 2004 sur le site  ont fait apparaître sur les enregistrements une forte analogie entre les essais en profondeur et l’explosion du 21 septembre. Enfin, un expert en sismologie cité par le parquet, chef du Laboratoire de Détection et de Géophysique du CEA-DASE, a admis, en 2017 devant la Cour d’Appel de Paris, que la magnitude de 3,3 /3,4 ne pouvait être atteinte, pour une explosion de surface, qu’avec l’équivalent de plusieurs centaines de tonnes de TNT correspondant à des quantités de nitrate bien supérieures au produit stocké dans le bâtiment 221. La question est donc de déterminer la cause de cette probable explosion souterraine. Un champ d’investigation qui peut paraitre essentiel mais que l’expertise judiciaire n’a que sommairement exploré.
La présence d’un produit dans les sols d’un site chimique historique, la nitrocellulose, stockée très longtemps jusque dans l’environnement  même de l’usine, et avérée par une explosion, en décembre 2011 survenue spontanément dans la société Saika Pack, à proximité d’AZF aurait également pu donner lieu à investigation. Saisie, la justice a, de façon péremptoire et a priori, écarté  cette piste alors que la nitrocellulose est, pyrotechniquement, un explosif capable d’entrainer l’explosion du nitrate d’ammonium ce que le DCCNa n’est pas !
De la même manière, on a pu observer dans les jours qui ont suivi le 21 septembre, dans l’eau de la nappe phréatique qui avait envahi le fond du cratère, des dégagements gazeux et une élévation de température qui pouvaient résulter d’une décomposition de nitrocellulose qui aurait pu être détectée si, contrairement à d’autres éléments, elle avait été elle aussi recherchée.
Au-delà de ces hypothèses reposant sur des données scientifiques et techniques solides, d’autres pistes ont également été négligées, ignorées ou écartées. Ainsi, celle dite volontaire ou de la malveillance qui a donné lieu à de nombreuses polémiques dans les mois qui ont suivi la catastrophe a-t-elle été complètement investiguée ? On peut en douter aux dires de certains enquêteurs officiels qui en auraient été dissuadés, cela en dépit d’évènements et d’individus suspects que l’on trouve dans de nombreux témoignages et alorsque la suite ait révélé l’existence, dès cette époque, des réseaux islamistes structurés, dans la région. Une situation qui justifie pleinement la position du tribunal qui, lors du procès en correctionnelle, avait tenu à souligner qu’il s’agissait d’une hypothèse qui ne pouvait pas être absolument écartée.
Rappelons enfin celle basée également sur de nombreux témoignages faisant état de brouillards et d’odeurs sur le site qui pourraient alimenter la piste de l’UVCE,et l’explosion d’une nappe de gaz à l’air libre. Elle ne peut être exclue a priori, compte tenu de présence sur l’ensemble du pôle chimique de produits divers pouvant présenter un tel risque et susceptibles de générer des flashs tels que décrits dans de nombreux témoignages, alors qu’une explosion de nitrate d’ammonium ne produit pas de lumière. Curieusement, seule l’éventualité d’une UVCE de gaz naturel a été étudiée alors qu’aucune fuite n’avait été détectée sur ce réseau.
De la même manière, on peut regretter que des évènements électriques importants sur les réseaux EDF ou d’autres usines du pôle chimique, ceux perçus à l’usine d’incinération du Mirail, au poste électrique de Lafourguette et qui sont instructifs n’aient pas été étudiés et plus particulièrement datés correctement alors que figurent dans le dossier de nombreux témoignages techniquement irréfutables. Il en est de même du rayonnement électromagnétique non naturel relevé dans un axe cratère- poste EDF de Lafourguette ou d’une explication concernant les personnes éloignées du lieu de l’explosion et  néanmoins atteintes de brûlures dûment constatées.
Les phénomènes électromagnétiques précurseurs que l’on retrouve de manière convergente dans de nombreux témoignages, de même que la « première explosion » entendue et évoquée par plusieurs milliers de toulousains nécessiteraient aussi, au-delà d’un examen qui n’a jamais été entrepris, d’être étudiés pour être expliqués.

 

EN CONCLUSION


Investis depuis 17 ans dans la recherche de la vérité, les anciens salariés d’AZF savent qu’elle est complexe et que l’instruction judiciaire n’aurait jamais dû écarter rapidement de nombreux témoignages concordants pour s’arc bouter sur une piste chimique scientifiquement inacceptable.
A l’énumération de toutes investigations insuffisamment instruites ou non prises en considération, de ces interrogations laissées sans réponse, ces informations écartées, seul un élargissement de l’enquête devrait permettre d’avancer sur le chemin qui conduit à la vérité. Ainsi les carences graves évoquées s’apparentent à autant d’éléments nouveaux justifiant un travail d’examens des faits, impartial et exhaustif qui reste à faire.
En conséquence, on pourrait ou devrait rechercher, en reprenant les documents du dossier relatifs aux études sismiques, les informations concernant une explosion souterraine et engager des fouilles dans le cratère de l’explosion qui est toujours placé sous scellés. On s’assurerait ainsi de la présence ou pas d’un corps tels que tout objet métallique, de météorite, de bombe larguée sur le site lors des bombardements de la dernière guerre ou de nitrocellulose.
Il est nécessaire aussi d’apporter des explications complémentaires à la datation sismique de même qu’à la source explosive nécessaire provoquant une magnitude de 3,3/3,4 sur l’échelle de Richter, non compatible avec une explosion de surface du tas de nitrate.
La présence d’aéronefs « sur zone » signalée dans plusieurs témoignages peut également être examinée de même que leur implication éventuelle.
Il apparait enfin utile de reconsidérer la piste de l’acte volontaire insuffisamment instruite.
On peut donc le constater, de nombreuses zones d’ombre subsistent pour ceux qui sont à  la recherche de la vérité sur les origines véritables de la catastrophe de 2001. Reste la volonté nécessaire pour s’y employer, volonté qui à sans doute manqué à certains sans que l’on puisse jusqu’ici en donner les raisons. C’est celle qui anime aujourd’hui encore l’Association « Azf – Mémoire et solidarité »pour que la vérité soit enfin livrée à toutes les victimes et que justice soit rendue à tous les anciens salariés.

Toulouse, 25 janvier 2019

 

 

5, place Pierre Potier – 31100 TOULOUSE - ( 05 62 11 45 50
E-mail : azf-ms@wanadoo.fr – Site internet : www.azf-memoireetsolidarite.com
Association régie par la loi du 1er Juillet 1901 – N°3 / 33777

 

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